Toni Braxton a fait du chemin depuis son tout premier album éponyme sorti en 1993. “The Heat”, son 3ème album studio, sort en avril 2000, sous le label LaFace (de son compositeur d’alors, Babyface).
Quand on écoute “The Heat”, on a du mal à croire que la chanteuse a connu, quelques années avant, une triste affaire de banqueroute, qui avait d’ailleurs retardé la sortie de cet opus. Mais Toni Braxton a de la ressource, et montre qu’elle fait partie du courant dominant du R&B des années 2000.
Malgré la présence de belles ballades telles que “Spanish Guitar” ou “I’m still breathing”, deux chansons composées par Diane Warren, la spécialiste des ballades romantiques, “The Heat” se distingue par la direction “urban sound” que Toni Braxton a voulu prendre cette fois-ci. Une direction qui a payé, au vu du succès commercial de cet album, qui s’est vendu à 6 millions de copies dans le monde à ce jour ^^ (et à près de 200.000 copies la 1ère semaine de sa sortie).
Aux côtés de Babyface, le producteur de ses débuts, Toni Braxton a également participé à la production de “The Heat” en compagnie de son mari Keri Lewis.
J’adore cet album, il a de multiples qualités : outre le fait que j’apprécie énormément Toni Braxton qui a compris qu’elle n’avait pas besoin de forcer sa voix pour nous faire frissonner, “The Heat” a la classe, c’est un album typiquement soul urbain avec des tracks bien produits, homogènes, séduisants… Et j’avoue, sur la fin, l’opus semble manquer légèrement d’élan sur la fin, mais aucune chanson n’est vraiment ennuyeuse. Et ce n’est pas pour rien que “The Heat” a été nominé aux Grammy Awards 2001 dans la catégorie du Meilleur album R&B ^^
Le premier single “He wasn’t man enough” a d’ailleurs remporté le Grammy Award de la Meilleure performance vocale R&B féminine (Best female R&B Vocal Performance), et a également été nominé dans la catégorie “Meilleure chanson R&B”.
Quant à “Spanish guitar”, cette chanson avait à la base été destinée à Celine Dion, qui n’en voulait pas. Diane Warren l’a alors proposé à Toni Braxton, et elle a bien fait. Cette chanson est véritablement un des piliers de l’album, et à mon avis, les textes ne correspondaient pas au style de Céline Dion.
A noter la présence de Dr Dre dans l’excellent “Just be a man about it”, le rappeur tient le rôle de l’amoureux qui rompt au téléphone (mouais, c’est moche!) dans cette chanson. C’est convaincant et sensuel. Sans oublier un bon track signé Babyface, “Fairy tale”, et le trèèès sensuel “The Art of love” écrit et composé par Toni et son mari, avant d’enchaîner avec un autre morceau sensuel jusqu’au bout du titre (décidément!!) “Speaking in tongues” entièrement composé par Toni Braxton, comme une grande ^^
En clair, avec de très bons producteurs tels que Babyface, Rodney “Darkchild” Jerkins, Bryan-Michael Cox, David Foster pour ne citer qu’eux, “The Heat” est une de ces super-productions musicales à gros budget, mais dont le contenu ne déçoit pas.
Au fait, pourquoi cet album aujourd’hui ? Eh bien, ce matin en me levant, j’ai eu envie de ressortir mes vieux cd, et c’est la superbe pochette de “The Heat” qui m’a rappelée que cet album avait largement sa place parmi mes grands classiques du R&B urbain des années 2000….
Tracklist :
01/ He wasn’t man enough 02/ The heat 03/ Spanish guitar 04/ Just be a man about it (featuring Dr Dre) 05/ Gimme some 06/ I’m still breathing 07/ Fairy tale 08/ The Art of Love 09/ Speaking in tongues 10/ Maybe 11/ You’ve been wrong 12/ Never just for a ring
Here is the Music Player. You need to installl flash player to show this cool thing!
♥♥♥♥♥