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Noel Gourdin – Fresh: The Definition (avril 2011)

Posté le 20 April 2011 par Mira

Il y a quelques semaines, les Grammy Awards avaient annoncé la suppression de plus d’une trentaine de récompenses dont la moitié des catégories R&B. Un coup dur pour les artistes estampillés “R&B traditionnel”, et surtout ceux qui n’évoluent pas au sein des grandes maisons de disques. Parmi eux, j’ai tout de suite pensé à Noel Gourdin (à prononcer gore-deen). Son 2ème opus, “(Fresh): The Definition”, sorti le 12 avril, passera inaperçu auprès du grand public mais sûrement pas auprès des passionnés de R&B. Enfin, je l’espère ;)

Eté 2008 : Noel Gourdin sort son 1er album “After My Time”. L’album a atteint la 4ème place du chart R&B du Billboard. Honte sur moi, je n’ai entendu parler de lui que bien plus tard grâce à la vidéo de “The River” découverte par hasard sur Youtube, 2 ans après sa sortie! (mieux vaut tard que jamais^^).  Et pourtant, ce lead single a pas mal trusté les classements R&B de l’époque aux USA. Et surtout, ce premier album est sorti sous le label Epic (de Sony), une major, bref, le rêve de tout nouvel artiste qui débarque. Hélas, la collaboration sera de courte durée, les divergences de vue artistiques conduisent Epic et Noel Gourdin à se séparer.

Aujourd’hui signé chez un label indépendant, Mass Appeal Entertainment (distribué par E1 Music), Noel Gourdin est bien plus à sa place dans le rôle de l’artiste qui contribue à préserver le R&B authentique que j’apprécie.

Dans “Fresh: The Definition”, les concepts ne sont pas forcément originaux mais ont le mérite de rester dans la lignée des thèmes traditionnellement abordés par la scène R&B : ce qu’on ressent lorsqu’on est amoureux (“In Love” et le rafraîchissant “Brand new” qui porte bien son titre!), amoureux à en perdre le contrôle de ses émotions (“Puppet”) ; le sympathique hommage aux qualités de sa bien aimée dans “Beautiful”, le lead single. Hommage dans lequel chaque femme devrait se reconnaître ^^ Sans oublier le fait de devenir un meilleur homme grâce à l’amour de sa moitié (“Only You”), d’être perdu sans elle (“Not Around” et “Young Love”), ce dont on est capable de faire pour la personne qu’on aime et changer pour elle s’il le faut (“Change For You” et “Save Our Love” et je n’ai toujours pas trouvé le nom de la jeune femme qui chante avec lui edit: la jeune femme s’appelle Courtney Harrell qu’on retrouve dans quelques voix de chœur sur l’album, merci Nico NuSoul ;) ), et même montrer son côté freaky dans “Sex In The City” ^^ Une vibe très positive qui fait plaisir à entendre: même quand il la supplie de ne pas la quitter ou qu’il évoque jalousie et harcèlement de sa copine dans (“Assurance Policy”), je ne ressens rien de déprimant, le R&B aux allures soul/gospel y est sûrement pour beaucoup.

Si vous cherchez des morceaux aux beats surproduits/synthétiseurs et autres artifices électro, “Fresh: The Definition” n’est certainement pas fait pour vous. Musicalement, les (vrais) instruments sont à l’honneur : guitare électrique, piano, une basse bien ressentie, la batterie bien exploitée. Du “live instrumentation” comme Noel Gourdin le décrit lui-même, notamment dans son interview accordée ce matin à l’émission de Steve Harvey (l’interview est disponible ici, très intéressante!). Bref, une musique à l’image de ce que l’artiste essaie de nous transmettre : la continuité du R&B avec lequel j’ai grandi (Noel aussi^^). Et c’est pour cette raison qu’il diffère autant du R&B hybride qui se fait aujourd’hui. Il exploite sa voix en fonction de la thématique des morceaux pour donner une touche intimiste et naturelle à l’album : le falsetto sur “Brand New (Fresh)”, la voix légèrement rocailleuse sur “Been a long time” sonnent comme des clins d’œil à la Soul d’antan.

Bref, j’aime “Fresh: The Definition” et je pense qu’il est bien parti pour “vieillir” plus que correctement dans ma discothèque. Si je devais évoquer un seul bémol : la trop grande homogénéité de l’album pourrait ennuyer ceux qui veulent du R&B aux beats surtravaillés, du son qui fait bouger à l’approche de l’été. L’opus est énergique, positif, optimiste mais manque de bling-bling et de titre qui pourrait potentiellement truster les charts estivaux. Et très franchement, ça ne me dérange pas. Noel Gourdin a du talent. Son heure viendra. Peut-être pas du côté mainstream, mais dans le milieu R&B “classique”, il a clairement une carte à jouer. Je recommande vivement “Fresh: The Definition”. Un bon moment grâce à un bel album qui s’écoute du début à la fin, sans zapping. Très agréable quoi.

Tracklist :

1. In Love
2. Puppet
3. Beautiful
4. Brand New (Fresh)
5. Not Around
6. Been A Long Time
7. Only You
8. Save Our Love
9. Change For You
10. Assurance Policy
11. Young Love
12. Sex In The City
13. No Regrets

httpvp://www.youtube.com/view_play_list?p=E097B02F3746CF17

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Mint Condition – 7… (avril 2011)

Posté le 15 April 2011 par Mira

Le 7ème album du groupe Mint Condition, “7…”, dans les bacs depuis le 5 avril, sort 20 ans exactement après le tout premier, “Meant to be Mint” (1991).

Mon constat après écoute de l’opus : Mint Condition est bien ancré dans le R&B contemporain, tel qu’on l’appelle aujourd’hui. Mais le groupe continue de jeter un œil vers son passé. Et ça donne, “7″, du R&B conçu par des hommes clairement expérimentés, c’est solide du début à la fin.

Parce qu’il faut dire qu’en 20 ans, le paysage R&B a énormément évolué. Mais Mint Condition a su rester fidèle à ce qui fait sa force : de vrais musiciens jouant de vrais instruments, un vrai lead vocal (Stokley Williams), et de véritables compositeurs. Bref, Mint Condition = artistes.

La première moitié de “7″ nous rappelle cette force : du son qui rappelle les heures de gloire du groupe, notamment grâce à leur plus gros hit de l’époque “Breakin’ My Heart”. A l’image du 1er single “Caught My Eye”, agréable retour à la vibe des années 90, et “Walk On” dont l’intro ressemble assez à celle de “Feelin’ on yo booty” de Kellz non? ^^ Par contre, j’ai moyennement accroché à “Mind Slicker” ou “I Want It” même si j’apprécie le fait que ces morceaux auraient très bien pu être enregistrés il y a une quinzaine d’années. [edit: je réalise que c'est le seul bémol que je relève dans "7". Mais alors, pourquoi je n'ai pas trouvé l'album parfait???]

Les 2 interludes en milieu d’album surprennent : “Bossalude” et sa sonorité électro-bossa-nova ; et l’essai hip-hop dans “7″. On enchaîne ensuite avec le 2ème single funky “Ease the pain” mais surtout le superbe “Not My Daddy”, mon morceau préféré de l’album!!! Kelly Price y fait plus qu’une apparition, et pas seulement parce que ça fait hype d’avoir une invitée dans l’album : c’est véritablement un duo dans la plus pure tradition du R&B. Déjà mon coup de cœur lorsque cette ballade a commencé à circuler sur le Net il y a quelques mois. Je pensais d’ailleurs qu’elle ne figurerait pas dans la tracklist de Mint Condition mais plutôt dans celle du prochain album de Kelly Price en mai. Coup de cœur aussi pour l’autre ballade “Unsung”, les années 90 ne sont jamais bien loin, ça fait plaisir à entendre ;)

Et pour bien finir : “20 years later” est l’exemple parfait de la créativité musicale dont Mint Condition est doté : le lead singer Stokley se met dans la peau d’un type de 47 ans qui a complètement raté sa vie où rien n’a changé au cours des 20 dernières années. Et 20 ans plus tard (d’où le titre), il fait le bilan dans un morceau aux notes jazzy. Intéressant. Tout comme les bonus tracks qui nous rappellent que oui, c’est un vrai groupe de musiciens! De vrais titres bonus et pas juste du remplissage de disque. J’aime beaucoup les deux titres interprétés en live et bien choisis : “Nothing left to say” (extrait de leur album “E-Life” sorti en 2008) et “I’m Ready” (extrait de “Livin’ The Luxuy Brown” sorti en 2005).

Bref, “7″ est un bon album. Les mélomanes apprentis musiciens apprécieront. Mint Condition n’a rien d’un groupe de quadragénaires ringards qui s’accrochent au paysage musical en tentant de faire de la dance/pop/R&B. Au contraire, ils sont fidèles au R&B que j’aime. Et rien que pour ça, je vais me refaire une session Mint Condition en ressortant les “vieux” albums ^^

Tracklist :

01. Can’t Get Away
02. I Want It
03. Walk On
04. Mind Slicker
05. Caught My Eye
06. Bossalude 2:04
07. 7
08. Ease The Pain
09. Unsung
10. Not My Daddy (Feat. Kelly Price)
11. Twenty Years Later

bonus tracks

01. Whatchu Want
02. Cupid’s Hunt
03. Bless A Woman & A Man
04. Nothin Left To Say (Live @ Yoshi’s San Francisco)
05. I’m Ready (Live @ Yoshi’s San Francisco)

httpvp://www.youtube.com/view_play_list?p=420108DDE8DEC88F

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Jennifer Hudson – I Remember Me (mars 2011)

Posté le 02 April 2011 par Mira

On est d’accord, la voix de J-Hud est magnifique. Et plus encore. Pour autant, a-t-elle suffi à faire de “I Remember Me”, sorti le 22 mars, un album 5 étoiles?

Forte de ses nombreuses récompenses grâce au film “Dreamgirls”(2006) qui marque ses débuts au cinéma, Jennifer Hudson sort son premier album éponyme en 2008. Sans être particulièrement marquant, l’album est disque d’or et remporte le Grammy Award du meilleur album R&B en 2009, devançant Eric Benet (“Love & Life”), Raphael Saadiq (“The Way I See It”), les Boyz II Men et Al Green.

Mais je pense que son 2ème album, “I Remember Me”, est plus réussi. Le succès commercial est largement à sa portée. Les nominations aux Grammy? Pas sûr (l’année 2011 s’annonce prometteuse pour beaucoup d’artistes… mais je m’emballe peut-être avant l’heure!). Bref, il y a du bon sans être exceptionnel (car oui, Jennifer Hudson mérite un album exceptionnel, à la hauteur de son talent). Encore un sentiment mitigé après écoute…

[edit] : 165.000 copies vendues la 1ère semaine de sa sortie, “I Remember Me” fait moins bien que son premier opus écoulé à plus de 215.000 copies la 1ère semaine de sa sortie. Par contre, sur le long terme, je pense qu’il fera mieux…

Ce qui m’a (beaucoup) plu :

- Pas de titres pop hyper allégés. La puissante voix de J-Hud a largement contribué à soul-ifier des titres qui auraient pu devenir pop s’ils avaient été interprétés par d’autres chanteuses plus banales…

- Pas d’auto-tune ni autres artifices vocaux. Elle n’en a évidemment pas besoin.

- Pas de beats à la Timbaland de la fin des années 2000 (j’ai toujours autant de mal à accrocher et continue de regretter le Timbo d’antan…). Là encore, merci J-Hud. Ce genre de beat n’aurait de toute façon pas convenu à l’ambiance générale de l’album.

- Parlons-en, de cette ambiance générale : des titres énergiquement interprétés, tout a été conçu pour mettre sa voix en valeur. Parfois trop mais bon… entre le très contenu “Jennifer Hudson” (voix sous-exploitée) et le très affirmé “I Remember Me”, mon choix est vite fait.

- Des producteurs R&B qui ne sont pas là que pour faire joli et ajouter leur nom aux songwriting credits. A Stargate, Ne-Yo, Harvey Mason Jr. déjà présents sur le 1er album s’ajoutent les noms d’Alicia Keys & Swizz Beatz, Rich Harrison,  Salaam Remi et R. Kelly. Chacun a apporté sa touche perso, certains mieux que d’autres…

Ce qui m’amène aux titres qui m’ont plu :

- Le premier morceau “No One Gonna Love You” (produit par Rich Harrison) : le piano, le beat, la détermination d’entrée de jeu, on est prévenus, Jennifer Hudson est sûre d’elle, ça se sent “Can’t nobody love you / Like I’m gonna love you”…

- Séduite par les 3 chansons produites par le couple Keys/Swizz Beatz : un retour aux années 80 à travers le dynamique “Everybody needs love” dont le refrain rappelle celui qu’Alicia Keys avait composé pour Whitney Houston sur “Million Dollar Bill” ;  “Angel” qui aurait très bien pu être interprété par Alicia Keys elle-même tant elle a transposé son style sur ce morceau que Jennifer Hudson s’approprie bien. Les prouesses vocales sont exécutées avec une telle facilité par J-Hud… même si, par moments, je trouve qu’elle crie trop ; et enfin “Don’t Look Down”, uptempo aux allures de gospel co-produit par Salaam Remi. Réjouissant. Mais là encore, elle a tendance à trop crier sur certains passages…

- L’autre prod’ de Salaam Remi, la reprise de “Feeling Good” chanté par Nina Simone dans les années 60 mais à l’origine écrit pour la comédie musicale “The Roar of the Greasepaint”(1965). Ce titre a été repris par de nombreux artistes, de Nina Simone à Michael Bublé, en passant par Muse, les Pussycat Dolls, etc. De toutes les reprises que j’ai pu écouter et hormis l’incomparable version de Nina Simone,  celle de Jennifer Hudson est de loin la meilleure, chantée avec une telle facilité (je me répète mais… c’est impressionnant).

Ce qui m’a déçue :

- En début d’année, Diane Warren, la spécialiste des ballades, avait annoncé avoir écrit un morceau pour ce nouvel album. Le titre “Still Here”, bien qu’écrit par elle, figurait déjà dans le 2ème album de Natasha Bedingfield sorti en 2007. Rien de nouveau ni d’original donc…

- En parlant d’originalité, les 3 derniers titres de la tracklist sont des reprises : “Feeling Good” a retenu mon attention, “Still Here” est gentillet. Au mieux romantique… sans plus ; “Believe”a été emprunté au duo country Brooks & Dunn. Mais au final, j’ai le sentiment que ces 3 reprises ont juste servi de plateforme pour une démonstration vocale de J-Hud et inciter aux comparaisons. Alors oui, l’interprétation est d’excellente facture. Mais j’aurais préféré découvrir des chansons complètement nouvelles avec la prise de risque que ça suppose.

- Risques que n’ont pas su prendre R. Kelly sur “Where You At?” et le duo Stargate sur “I Got This”. Ces deux titres sont loin d’être mauvais, mais ils s’oublient vite. Je suis surtout déçue par la ballade composée par R. Kelly (et produite par Harvey Mason Jr), elle se laisse tout juste écouter! On a été habitués à mieux… moi qui espérais une sonorité du genre de “Friend of Mine” (le bon vieux temps^^)… version 2011!

- Bien déçue par le ventre mou de la tracklist : “Gone” bascule du côté pop (même si j’ai dit plus haut qu’il n’y avait aucun titre pop^^). Pas étonnant si elle décide de le lancer comme futur single… Taillé pour le format radio. Tout comme “I Remember Me” qui sera d’ailleurs le 2ème single officiel en mai prochain. Déçue aussi par l’affligeante banalité de “Why is it so hard” composé par Ne-Yo. Trop passe-partout pour une chanteuse du calibre de J-Hud.

- Vocalement, c’est excellent. Mais ce qu’elle gagne en maîtrise vocale, elle le perd en émotion. C’est clairement LE gros bémol de cet album : l’émotion pas franchement évidente à l’écoute des titres. Je n’ai pas ressenti les frissons tant espérés depuis “And I am telling you”. Dommage…

Bref, j’ai bien peur que “I Remember Me” ne soit qu’un n-ième album de l’année 2011. Bon sans être inoubliable.

Track listing :

1.No One Gonna Love You
2.I Got This
3.Where You At
4.Angel
5.I Remember Me
6.Gone
7.Everybody Needs Love
8.Why Is It So Hard
9.Don’t Look Down
10.Still Here
11.Feeling Good
12.Believe

httpvp://www.youtube.com/view_play_list?p=3537D5D8CA280CD7

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Bobby V. – Fly On The Wall (mars 2011)

Posté le 27 March 2011 par Mira

C’est, mine de rien, le 4ème album de Bobby V en 6 ans! Verdict?

Qu’il est bien loin le temps où Bobby V. était lead singer au sein du quartet Mista et chantait leur hit de l’époque “Blackberry Molasses” en 1996. [note: il avait alors 16 ans et utilisait son véritable nom Bobby Wilson].

15 ans et 3 albums solo plus tard, le voici avec son 4ème disque, “Fly on the Wall”, dans les bacs depuis le 22 mars.

Je l’ai écouté en long et en large, donc d’emblée j’ai envie de dire : merci à Bobby V. de vouloir perpétuer le R&B que j’apprécie et ce, malgré les moyens relativement modestes qu’il a. Car ne nous voilons pas la face : vocalement, ce n’est pas le plus talentueux de sa génération ni le plus créatif et encore moins le plus médiatisé, ses textes ne brillent pas toujours par leur originalité MAIS il sait ce qu’il veut, c’est un entrepreneur en herbe (son label Blu Kolla Dreams, créé en 2008, est distribué par EMI) et n’a pas succombé à la facilité d’un R&B hyper dilué dans de la pop/dance/clubbing. Bref, Bobby V. travaille dur pour se faire une place dans le paysage R&B. “Fly On The Wall” est une sympathique contribution à ce paysage. Tour d’horizon de l’album.

Une fois franchie l’étape de l’intro trop longue d’une minute (la voix féminine murmurant “Fly on the wall” pendant 2 minutes 30, c’est joli mais ça me donne autant mal à la tête que 30 secondes les yeux dans un kaléidoscope!), le morceau qui suit, “Are You The Right One” se laisse agréablement écouter. Pas seulement parce que c’est suffisamment smooth pour me faire oublier le mauvais départ de l’intro, mais aussi parce que c’est une prod’ B.Cox ^^Production en tout cas plus réussie que “Sweetness”, l’autre morceau co-produit par B.Cox et Manuel Seal, de la team SoSo Def, que j’ai trouvé trop cliché avec des textes aussi peu originaux que “Your sweetness is my weakness…” ou encore “you know I’m not nasty / But I can do it nasty” voire “girl I got the potion / your body is the ocean”. Cela dit, en mettant les paroles de côté, ça fait du bien d’écouter du R&B mélangé à rien d’autre… J’espère que 2011 me réserve encore du R&B intact.

Bobby V. a mis toutes les chances de son côté en s’entourant de grosses pointures de la production R&B. Outre B.Cox, Jazze Pha (qui a produit “Altered Ego” et “Phone Number”), il a fait appel aux producteurs de ses débuts et qui l’ont accompagné sur ses 3 premiers albums : Tim & Bob, à la prod’ de la moitié des titres de la tracklist, parmi lesquels “If I Can’t Have You”, “Would You Be” ou encore “L.O.V.E.” qui sont sympa… si on ne cherche pas à creuser plus loin : ces 3 morceaux se ressemblent pour le côté répétitif de leurs textes… et ça lasse vite quand on choisit d’enchaîner l’album du début à la fin. Titres sympathiques MAIS à écouter séparément ^^

Autrement, l’album n’est pas mauvais, notamment les singles :

- le premier extrait, “Phone Number”, en featuring avec Plies, lancé en juillet 2010 mais leaké sur le Net bien des mois avant son lancement. Pas idéal pour le vent de fraîcheur que j’attendais mais… je peux comprendre que Bobby V ait voulu en faire un single-buzz à la Trey Songz. Pas sûre que ça ait marché mais j’aime bien, aucune prise de tête musicale, une n-ième combinaison rap/R&B qui ne fait pas de mal.

- “Words” est une ballade produite par The Pentagon, lancée en décembre dernier. Rien d’exceptionnel mais du R&B fidèle à ce que Bobby V nous a habitué dans ses 3 premiers albums. “Words” a au moins le mérite de détendre l’atmosphère. Tout comme l’autre prod’ The Pentagon, “Hang On” qui a de faux airs d’un morceau que R. Kelly aurait pu interpréter et que The Undergogs auraient pu produire. J’ai bien accroché!!!

- le 3ème single est tout simplement mon titre préféré de l’album! “Rock Wit’Cha”, le remake de Bobby Brown. Les rabat-joie n’y verront qu’une reprise trop similaire à l’originale. Moi j’y vois plutôt un bel hommage à son aîné et surtout à la composition de Babyface. A écouter sans modération.

J’ai aussi bien accroché à “Altered Ego”, en featuring avec 50 Cent que j’ai trouvé bien entraînant en début de morceau. J’avais pourtant pas spécialement aimé la vidéo ni même le beat à sa sortie fin 2010. Là ça va… Le fait qu’il dure moins de 3 minutes y est pour beaucoup, je suis tentée de réécouter  à chaque fois ^^

Mes coups de cœur : “Heaven”, la meilleure prod’ de Tim & Bob sur cet album ; “Grab Somebody” et la contribution de Twista.

Déception en revanche à l’écoute de “Outfit” en featuring avec CyHi Da Prynce qui, d’après ce que j’ai pu lire ici et là, figure parmi les rappeurs à surveiller en 2011. Je rejoins ce qu’un fidèle lecteur m’a fait remarquer à propos de ce titre (Louis si tu me lis… :) ), Bobby V aurait pu choisir  “Gotta Get Dat Money” (en featuring avec ce même CyHi Da Prynce) à la place! Je rappelle que ce dernier devait figurer dans la mixtape pré-album de Bobby V… mixtape qui n’a finalement jamais vu le jour. En plus je le trouvais nettement plus accrocheur…

Dernière remarque avant de clôturer ce billet : le remix officiel de “Words” en featuring avec R. Kelly a été dévoilé il y a plusieurs jours. Ça aurait été sympa de l’inclure dans la tracklist finale de l’album, histoire de donner un coup de pouce à Bobby V (grâce à l’aura de Kellz! ^^)

Bref, le mot d’ordre à l’écoute de “Fly on the Wall” : no stress. la première partie de l’album consacrée aux ballades vaut le détour, la 2ème partie plus rap/R&B avec les rappeurs invités est plus agréable que je ne l’aurais pensé. Cela dit, je ne sais pas si je l’écouterai toute l’année… Très emballée à la première écoute, puis l’engouement s’est évaporé au fil des écoutes pour laisser place à un sentiment mitigé : l’album est bon mais… à part 2/3 titres qui sortent du lot, il est tellement homogène qu’il vaudrait mieux ne pas l’écouter en boucle ;)

Track listing :

1.Fly on the Wall (Intro)
2.Are You the Right One
3.Words
4.If I Can’t Have You
5.Sweetness
6.Would You Be
7.Rock Wit’cha (Bobby Brown cover)
8.Hang On
9.Fly on the Wall (Interlude)
10.Altered Ego” (featuring 50 Cent)
11.L.O.V.E.
12.Hummin’ (featuring Lloyd Banks)
13.Outfit (featuring Cyhi Da Prynce)
14.Grab Somebody (featuring Twista)
15.Phone # (featuring Plies)
16.Last Call For Love
17.Heaven (My Angel, Pt. 2)
18.Thank You

(la playlist ne contient pas tous les morceaux hélas. Je voulais les uploader mais ils ont été bloqués par Youtube. Je mettrai à jour dès que possible)

httpvp://www.youtube.com/view_play_list?p=69A128CDED8CB9C3

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Marsha Ambrosius – Late Nights & Early Mornings (mars 2011)

Posté le 10 March 2011 par Mira

Le 1er album de Marsha Ambrosius, “Late Nights & Early Mornings”, sorti le 1er mars, est un des plus attendus de ce mois : pas seulement parce que sa date de sortie a été maintes fois repoussée (retardant du même coup le début “officiel” de la carrière solo de Marsha), mais aussi parce qu’il sort quelques mois à peine après celui de Natalie “The Floacist” Stewart (“Floetic Soul” sorti en novembre dernier) avec qui elle a formé le duo Floetry. Pas de doute, les deux artistes ont choisi de faire leur chemin chacune de leur côté, la page Floetry est tournée…

[edit] : je viens de jeter un œil aux ventes de la semaine passée sur Billboard.com : Marsha Ambrosius réalise un joli score en étant 2ème du Billboard 200 avec 96.000 copies vendues la 1ère semaine de sa sortie ^^

Marsha a affirmé que “LN & EM” serait “sensuel, sincère, séducteur” tout en se félicitant d’avoir eu la chance de participer activement à l’écriture/composition et la production de cet album. Et ça se sent, de l’intro au dernier morceau, l’empreinte de Marsha Ambrosius est bien présente, même dans les reprises.

J’ai vraiment apprécié “Late Nights & Early Mornings” donc je vais y aller titre par titre dans ce billet^^

“Anticipation” (intro) : tout de suite dans le vif du sujet avec cette intro romantique. Marsha Ambrosius nous plonge dans sa vibe sensuelle et intimiste. Le genre d’intro qu’ON NE ZAPPE PAS! ;)

“With you” : la vibe sensuelle monte d’un cran avec ce titre co-écrit par Marsha et Alicia Keys. Les textes, la mélodie, le tempo, tout est réuni pour en faire un morceau qui s’écoute les yeux fermés, les lumières tamisées et une imagination effervescente… surtout pendant le passage “I wanna uhhh, uhhh, uhhh, with you/ Just let me uhhh uhhh… with you”, si simple mais si explicite… sans être vulgaire.

“Late Nights & Early Mornings” : j’ai à peine le temps de me remettre de “With you” que j’enchaîne avec ce 3ème morceau… très sexy. Le falsetto de Marsha Ambrosius est plus qu’apprécié dans ce qui sonne comme un subtil hommage au Prince du milieu des années 80. Une prod’ signée Rich Harrison qui, là encore, est sexplicite sans être vulgaire.

“Hope she cheats on you (with a basketball player)” : changement d’ambiance avec le 1er single de l’album, lancé en août dernier. Il contraste avec les 3 premiers titres (et le reste de l’album) mais le choix d’en faire le single principal ne me surprend pas, le thème de la rupture amoureuse illustrée par des textes amers a clairement aidé à accroître le buzz autour de la sortie de l’album. Je suis d’accord avec Marsha Ambrosius quand elle dit, en parlant de ce titre, qu’au moment d’une rupture amoureuse, on ne souhaite pas forcément que du bien à son ex… du moins au début, le temps de digérer… Et “Hope she cheats on you” illustre bien ce ressenti. Alors oui, ce n’est pas très joli à lire “I hope she cheat on you with a basketball player / I hope you feeling lonely baby now we’re not together” mais avec le beat, c’est assez addictif. J’aime beaucoup en tout cas.

“Far Away” :  le 2ème single, co-écrit par Marsha et Sterling Simms, et produit par Just Blaze, a lui aussi fait parler de lui grâce à sa vidéo. La ballade a été inspirée par le suicide d’un ami de Marsha Ambrosius, qui évoque ce qu’on ressent lorsqu’une personne que l’on aime ne fait plus partie de notre vie. Le morceau est déjà émouvant, la vidéo a contribué à le rendre encore plus marquant...

“Lose Myself” : ma préférée de l’album!! Marsha Ambrosius a choisi de reprendre l’énergique morceau de Lauryn Hill (pas évident quand on connait son immense talent!) et le réarrange pour en faire une magnifique ballade : la chanteuse est sûre d’elle dans son interprétation, vocalement c’est du solide, pas d’acrobaties vocales superflues, elle n’en fait pas trop. J’adore ce titre et, personnellement, je préfère cette reprise de Marsha (bien que les deux styles soient complètement différents, Lauryn Hill avait enregistré et composé “Lose Myself” pour le film d’animation “Surf’s Up” à la base, donc le contexte n’est pas le même c’est sûr!).

“Your Hands” : cette prod’ signée Dre & Vidal est superbe. Marsha Ambrosius nous montre, une fois de plus, qu’elle peut écrire de jolis textes qui illustrent bien l’appréhension qu’on peut ressentir lorsqu’on déclare son amour à l’autre, on est vulnérable, mais on se lance quand même… “Here’s my heart now don’t you break it baby / I’ll leave it here in your hands / My broken heart I leave in your hands”. Très bon.

“I Want You To Stay” : J’aime beaucoup l’empreinte old school de ce morceau, combinée à un beat Michael Jackson-esque. Bien que Marsha Ambrosius essaie de retenir l’homme qu’elle aime dans ce morceau, je ressens un certain optimiste dans sa voix (un peu comme si elle était sûre qu’après lui avoir chanté ce titre, il resterait à coup sûr ^^).

“Sour Times” : avec “Lose Myself”, c’est l’autre remake de l’album. Marsha reprend cette fois le morceau du groupe britannique Portishead (que je ne connaissais pas du tout). Reprise musicalement réussie mais un peu trop similaire à la version originale, je ne trouve pas ce qu’elle apporte de plus. Du coup j’ai moins accroché qu’avec “Lose Myself”. Cela dit, vocalement, elle est toujours aussi appliquée, ça se laisse écouter.

“Tears” : on change de registre dans ce morceau aux sonorités soul/blues à la Motown des années 60. La rapidité avec laquelle le titre gagne en intensité le rend agréable dès la 1ère écoute. En moins de 3 minutes, Marsha Ambrosius nous replonge dans une ambiance old school et tous ses (bons) ingrédients. Si vous voulez reconquérir une personne que vous avez quittée, avoir une chance de faire à nouveau partie de sa vie, cette chanson est faite pour vous ^^

“Chasing Clouds” : cette prod’ signée Syience (collaborations remarquées avec Mary J. Blige, Ne-Yo, Beyoncé, John Legend, etc.) colle parfaitement à l’ambiance de l’album. Créativité au rendez-vous. Elle a juste la malchance de figurer entre 2 titres que j’apprécie.

Et on enchaîne avec “The Break Up Song” : magnifique ballade piano dans laquelle Marsha Ambrosius exprime pleinement ses émotions. Comme le titre l’indique, quand c’est fini c’est fini “Nothing left to do you know that it’s over, over”. Idéale pour une bande originale de film.

Les 12 premiers titres sont passés tellement vite, j’arrive déjà en fin d’album, superbement clôturé par le remix de “Butterflies”, morceau qui figurait dans l’album “Invincible” de Michael Jackson en 2001 mais à la base co-écrit par Andre Harris et Marsha Ambrosius, qui a ici choisi d’en faire un remix, légèrement plus rythmé à la Musiq Soulchild mais pas tellement éloigné de la version de MJ (une de mes préférées de “Invincible”. Quand je pense qu’à l’époque je croyais qu’elle avait été écrite par MJ lui-même, tellement elle lui allait comme un gant!)

BREF, “Late Nights & Early Mornings” est un excellent album. Ça valait le coup d’attendre. Marsha Ambrosius a certes collaboré avec pas mal d’artistes depuis la fin de l’aventure Floetry, mais cet opus marque “officiellement” le début d’une carrière solo qui, je l’espère, donnera naissance à d’autres albums tout aussi réussis. (et je ne parle pas de sa métamorphose physique, le bonus qui fait plaisir à voir^^)

Track listing :

1.Anticipation (Intro)
2.With You
3.Late Nights & Early Mornings
4.Hope She Cheats On You (With A Basketball Player)
5.Far Away
6.Lose Myself
7.Your Hands
8.I Want You To Stay
9.Sour Times
10.Tears
11.Chasing Clouds
12.The Break Up Song
13.Butterflies (Remix)

httpvp://www.youtube.com/view_play_list?p=25F63100830BADC4

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