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Erykah Badu – New Amerykah Part Two (Return of the Ankh) (2010)

Posté le 09 April 2010 par Mira

C’est le moment de préparer un bon thé et de se détendre : Erykah Badu est de retour. La chanteuse néo-soul a sorti son 5ème album studio le 30 mars. “New Amerykah Part Two : Return of the Ankh” est le 2ème volet de sa trilogie “New Amerykah”, le 1er (“4th World War”), et on s’en souvient, étant sorti en 2008.

Bien que “Return of the Ankh” ait été enregistré en même temps que “4th World War”, les 2 albums se révèlent être différents. Si le 1er volet privilégiait les thèmes politiques et sociaux de notre monde actuel, ce 2ème volet aborde essentiellement le thème de l’amour. Un sujet très commun mais traité de manière originale par Erykah Badu : “Return of the Ankh“est un album sensible tout en étant énergique, à la fois délicat et audacieux. Bref, suffisamment brillant pour nous éviter la comparaison avec la 1ère partie, que j’avais trouvé un peu trop “inaccessible” à mon goût, qui ne se laissait pas facilement écouter. Ce “Part Two” est bien plus digeste à mon avis.

Il y a quelques jours dans ma chronique sur “Raymond v. Raymond” d’Usher, je parlais de l’album comme d’un ensemble de titres qui ont été regroupés ensemble, et qu’il fallait écouter les chansons séparément, hors de leur contexte. Et bien, c’est tout l’inverse dans “Return of the Ankh”, dont l’ensemble est clairement une “pièce unique” composée de chansons homogènes et contribuant chacune à la réussite de l’opus.

On entre très vite dans le vif du sujet avec le brillant 1er track “20 Feet Tall” dans lequel Erykah Badu utilise une métaphore pour décrire comment son amoureux est devenu distant. “You, you built a wall, a 20-foot wall, so I couldn’t see…” et continue ensuite “if I get off my knees, I might recall I’m 20 feet tall.” Gros coup de coeur pour cette chanson ♥ C’est léger et original ^^

Sur le funky “Fall in love (your funeral)”, la chanteuse emprunte des textes de Notorious B.I.G pour avertir un prétendant de faire attention à ce qu’il ne lui vole pas son coeur : “There’s gonna be some slow singin’ and flower bringin’ if my burgular alarm starts ringin’” en référence à la chanson “Warning” (1994) de B.I.G. Et tandis que “Fall in love” suggère au soupirant de rester loin d’elle, le titre “Turn me away (get munny)” nous montre une Erykah Badu suppliant celui qu’elle convoite de s’intéresser à elle : “I’ll wait on your doorstep ’til you let me come in, Hey, I’ll be your best friend,” . Là encore, j’aime la tournure que prend l’ambiance de la chanson ^^

Mais le titre qui a beaucoup fait parler de lui ces dernières semaines est bien sûr “Window seat”, le 1er single. Chanson mélancolique aux influences jazzy qui nous conseille de nous libérer de nos problèmes relationnels, les textes ne sont pourtant pas particulièrement controversés. C’est surtout la vidéo qui a énormément fait parler d’elle. Vidéo qui lui a valu une amende pour “désordre public” (je ne trouve pas l’expression exacte en français) par la police de Dallas.

“Window Seat” est sans aucun doute la chanson la plus radio-friendly de l’opus, et devrait plaire à ceux qui voulaient voir Erykah Badu revisiter le style tout en souplesse de son album “Baduizm” (“On & On” ou “Otherside of the Game” pour ne citer que ceux-là).

Impossible de passer à côté du dernier morceau, “Out my mind, just in time”, un final de 10 minutes qui retrace l’évolution de l’état d’esprit pendant un chagrin (d’amour en l’occurrence), ici en 3 “phases” : un début tranquille avec une ballade au piano, suivie d’une 2ème partie soul-jazz plus intense, et enfin une dernière partie qui marque la fin du chagrin, le renouveau : “Finally I got a leading role/Introducing Super Dope/Starring in her episode/Hello new world/Out my mind.” Personnellement, je n’ai souvent pas assez de patience avec ce genre de concept, ces trop longues chansons au bout desquelles je me sens lasse. Cette fois-ci, avec Erykah Badu, j’ai apprécié “l’expérience”.

En clair, “Return of the Ankh” est véritablement un album agréable, très créatif, aux influences néo-soul, jazz, funk agréablement bien mélangées. Et surtout, ça se laisse écouter. C’est très important quand on connait le style d’Erykah Badu, pas toujours “accessible” au premier abord.

Bref, 51 minutes de détente dans un univers original. J’en suis ressortie apaisée. Et j’ai bien l’intention de renouveler l’expérience aussi souvent que possible.

Track listing :

01/ 20 Feet Tall 02/ Window Seat 03/ Agitation 04/ Turn me away (gey munny) 05/ Gone baby, don’t be long 06/ Umm Hmm 07/ Love 08/ You loving me (Session) 09/ Fall in love (your funeral) 10/ Incense (featuring Kirsten Agnesta) 11/ Out my mind, just in time

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Usher – Raymond v. Raymond (2010)

Posté le 07 April 2010 par Mira

A quel point le nouvel album d’Usher, “Raymond v. Raymond”, sorti le 30 mars, a-t-il été affecté par son divorce (un peu trop) médiatisé en 2009 ?

Ce 6ème album studio, dont la sortie était initialement prévue pour décembre 2009, a été annoncé comme un opus “original” et s’inspirant en partie des expériences personnelles (sentimentales?) récentes du chanteur.

C’est donc en gardant cette annonce à l’esprit que j’ai écouté “Papers”. Un gros buzz a été lancé autour de ce single promotionnel, dévoilé bien des mois avant la sortie de l’album (en octobre dernier). Et en regardant les textes de plus près, on ne peut s’empêcher de se demander si c’est du vécu. Ecrit par Sean Garrett et produit par Zaytoven, qui a samplé l’instru de la chanson “So sick” de Gorilla Zoe. Zaytoven dira plus tard qu’il n’était pas du tout au courant des problèmes de couple d’Usher au moment où ils enregistraient la chanson… Bref, “Papers” est un peu la demande de divorce adressée par le chanteur à sa femme Tameka Foster, épousée 2 ans plus tôt en août 2007. Chanson dans laquelle Usher se livre entièrement, plus que dans n’importe quelle autre chanson de ce nouvel album. L’intensité donnée par Usher dans “Papers”, malgré un beat assez répétitif et des paroles pas spécialement originales, a laissé entrevoir un très bon nouvel album.

Hélas, et c’est mon avis, les chansons de ce 6ème opus ne sont pas toutes aussi bien manoeuvrées… Déjà, il ne faut pas voir en “Raymond v. Raymond” un livre dans lequel chaque morceau serait comme un chapitre de l’histoire sentimentale d’Usher ces dernières années. Il n’en est rien. Chaque chanson doit être prise séparément, hors du contexte. Du coup, essayer de distinguer les expériences vécues de la pure fiction peut s’avérer problématique ^^ (je me suis posée la question en écoutant chaque chanson!)

Bryan-Michael Cox se montre une fois de plus à la hauteur du défi. Il co-écrit et co-produit, avec Jermaine Dupri, “Foolin’ Around” pour ce que je considère comme l’une des meilleures chansons de l’album. D’une part parce que la mélodie de base au piano est très addictive (c’est B.Cox quoi^^), d’autre part parce que Usher est crédible par rapport aux textes, dans le rôle de l’homme (souvent) infidèle mais qui sait le reconnaître et prendre ses responsabilités. Une ballade quasi libératrice, qui nous ferait presque croire qu’Usher n’est pas fait pour les longues histoires d’amour…

Jimmy Jam & Terry Lewis contribuent eux aussi efficacement à “Raymond v. Raymond” à travers le très  slow jam “Mars vs. Venus”, dont l’intensité monte crescendo, ce qui est plutôt agréable ; et le frais “Pro-lover” qui contraste légèrement avec les autres morceaux de l’album.

Quant aux singles officiels lancés : ni “Hey Daddy” ni “OMG” (en featuring avec Will.I.Am) ne m’ont convaincue. Certes, ce sont des titres très chart-friendly mais ce n’est pas ce que j’attendais d’un Usher censé être plus mature. Et de toute façon, en parlant de hits radio-friendly, “Yeah” (2004) était de bien meilleure qualité.

Par contre, le son uptempo “Lil’ Freak” me plaît assez. Le featuring de Nicki Minaj est tranquille, rien de désagréable aux oreilles. Le morceau a d’ailleurs piqué le synthé du classique “Living for the city” de Stevie Wonder. Bref, une bonne production de Polow Da Don, toujours aussi fidèle à son beat “grosse caisse”. Idem pour “Guilty” (feat. T.I) taillé pour les clubs, produit par AJ “Prettyboifresh” Parhm, dans lequel Usher se plaint demande “I guess I’m guilty for wanting to be up in the club” ou encore “I guess I’m guilty for leaving and having a little fun”. Là encore, on peut se demander : y’a-t-il une part de vérité dans les textes?

Dans un registre plus calme, Jim Jonsin produit “There goes my baby” (lancé en single promotionnel sur iTunes depuis mi-février) et “Making love” (into the night). C’est correct, homogène avec le reste de l’album…. et c’est tout.

Bref, j’avais de grandes attentes autour de “Raymond v. Raymond”.  J’étais emballée par “Papers”, pensant que les autres titres seraient du même niveau. Puis ont été successivement dévoilés  “Hey Daddy”, “Lil’ Freak” et “OMG” avant la sortie officielle de l’album. Déception.

Ce 6ème opus était annoncé comme “l’album de la maturité” (oui enfin, c’est surtout ce que je voulais croire ^^). Finalement, à la question posée au tout début de ce billet :  “A quel point le nouvel album d’Usher a-t-il été affecté par son divorce?”. Ma réponse est : “Affecté, sur certains titres. Dans l’ensemble, pas tant que ça.”

Track listing :

01/ Monstar 02/ Hey Daddy (Daddy’s Home) 03/ There Goes My baby 04/ Lil’ Freak (Feat. Nicki Minaj) 05/ She Don’t Know (Feat. Ludacris) 06/ OMG (Feat. Will.I.Am) 07/ Mars vs. Venus 08/ Pro-lover 09/ Foolin’ Around 10/ Papers 11/ So Many Girls (Feat. Diddy) 12/ Guilty (Feat. T.I) 13/ Okay 14/ Making Love (Into The Night)


(oui c’est sévère mais c’est surtout parce que je suis déçue)

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Monica – Still Standing (2010)

Posté le 29 March 2010 par Mira

Elle aura “seulement” 30 ans cette année, Monica est pourtant une chanteuse expérimentée de l’industrie du R&B, et signe son grand retour avec “Still Standing”, son 6ème album, sorti le 23 mars.

Celle qui a débuté sa carrière au milieu des années 90, alors qu’elle n’était qu’une ado, est aujourd’hui une femme épanouie et mature, et cela se ressent dans ce nouvel opus, plus de 3 ans et demi après son précédent album “The makins of me” (octobre 2006).

Que penser de “Still standing” ? Le single éponyme a été dévoilé quelques semaines avant le lancement de son émission de télé-réalité du même nom sur la chaîne BET, en octobre 2009. Cette chanson, en featuring avec Ludacris, et produite par Bryan-Michael Cox (yes!!) est une hymne féministe efficace mais n’a pourtant pas connu le succès escompté. L’album semblait alors être enterré avant même sa sortie… jusqu’à ce que Monica sorte son 2ème single “Everything to me” en février, une ballade produite par Missy Elliott et co-écrite par la talentueuse (et sous-évaluée) Jazmine Sullivan, et qui sample la jolie ballade “Silly” de Deniece Williams (1981). “Everything to me” squatte le Top Ten des charts R&B le mois qui suit sa sortie, et permet à Monica de reprendre la main après le semi-bide du 1er single.

“Still standing” est composé de 10 chansons (oui c’est peu, mais comme on dit… la qualité avant tout), avec Bryan-Michael Cox en producteur exécutif chevronné de l’album. Outre le 1er single, il produira d’ailleurs deux autres ballades : “Superman” (co-écrit par B.Cox et Johnta Austin, ce qui explique d’ailleurs pourquoi j’ai tout de suite accroché) et “Love all over me” (co-produit par Jermaine Dupri).

Ne-Yo produit la chanson gnan-gnan “Stay or go” (on a connu mieux!) tandis que le duo StarGate fait nettement plus d’efforts en produisant la ballade “Believing in me”, habilement placé en fin d’album, juste après les 2 ballades de B.Cox.

Comme si ces producteurs ne suffisaient pas (ce n’est pas un reproche^^), Polow Da Don produit “Here I am” pour ce qui sonne comme un son Keri Hilson bis. Mais Monica est bien meilleure vocalement, ce qui donne un son plus chaleureux… Tout comme “One in a lifetime” composé par Carlos McKninney, connu pour son beat dans “Bed” de J. Holiday. C’est suffisamment sincère pour être crédible.

L’autre morceau produit par Missy Elliott et co-écrit par Jazmine Sullivan, “If you were my man” est, à mon avis, le moins bon de l’album. Contrairement à “Everything to me”, il sonne trop années 80, bien qu’un sample de l’époque ait aussi été utilisé, celui d’Evelyn King dans “Betcha She Don’t Love You” .

Bref, “Still Standing” est intéressant dans l’ensemble, dont les moments forts se situent pour moi dans les 3 derniers titres de l’album… et, dans une moindre mesure, dans les 4 premiers morceaux. Vous l’aurez compris, j’ai eu du mal avec “If you were my man” et “Mirror” (produit par Jim Jonsin) dont le rythme est vite lassant…

Track listing :

01/ Still standing (featuring Ludacris) 02/ One in a lifetime 03/ Stay or go 04/ Everything to me 05/ If you were my man 06/ Mirror 07/ Here I am 08/ Superman 09/ Love all over me 10/ Believing in me

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Raheem DeVaughn – The Love & War MasterPeace (2010)

Posté le 10 March 2010 par Mira

Le 3ème album de Raheem DeVaughn “The Love & War MasterPeace”, sorti le 2 mars, est-il réellement le chef d’oeuvre tel que le suggère son titre ?

Avec un tel titre, l’auditeur (enfin, moi^^) met forcément la barre haute et s’attend effectivement à écouter du bon son.

Raheem DeVaughn ne manque pas d’ambition, à juste titre.  Encouragé par le succès de son précédent album “Love Behind the Melody“, le chanteur nu-soul continue, dans son nouvel opus, d’entretenir l’héritage soul laissé par ses légendaires aînés Marvin Gaye, Sam Cooke et autres Curtis Mayfield dans années 60-70. “The Love & War MasterPeace” (notez le “e” de peace et non “i” de piece^^) est un ambitieux album soul qui jongle habilement entre divertissement, amour et politique, initiative particulièrement bienvenue au milieu de certains albums futiles et creux de la musique urbaine des années 2000 (j’ai bien dit “certains”, pas tous, évidemment).

Quelques artistes R&B/Soul s’étaient déjà risqués à inclure les mots “Love & War” dans les titres de leurs albums (Amerie, Angie Stone, Daniel Merriweather, etc.) Mais de tous, celui de Raheem DeVaughn est pour moi le plus fidèle au titre.  “The Love & War MasterPeace” est un mélange de chansons d’amour (voire de ‘babymaking’ mais là encore, je vous laisse traduire, c’est moins joli en français…) et de chansons légèrement amères sur les batailles (physiques et mentales) de notre vie quotidienne…

La contribution du Dr. Cornel West, auteur activiste, professeur d’histoire afro-américaine, à travers ses messages vocaux tout au long de l’album (et de l’édition deluxe que je conseille vivement) ne passe pas inaperçue. Plus encore, les messages mettent les chansons en valeur (quoique, à mon avis il y en a un peu trop…). Et ça commence fort dès l’intro dans laquelle le Dr. West introduit Raheem DeVaughn comme “le plus grand chanteur de soul de sa génération” (“the greatest Soul singer of his generation”), le digne héritier des Donny Hathaway, Bob Marley et autres artistes engagés de l’époque. Et forcément, il qualifie son album de “masterpiece” (chef d’oeuvre).  L’intention est bonne, mais… sans aller jusque là, je trouve l’album très très bon. En tout cas, pas déçue du tout.

Pas même par le 1er single “Bulletproof”, en featuring avec Ludacris, qui traite à la fois de la guerre à l’étranger et de la violence des quartiers. Morceau assez intéressant car il réussit à être lugubre, triste (les textes très sérieux) ET divertissant à la fois (le beat et le refrain entraînant).

Dans le même esprit, l’hymne anti-guerre “Nobody wins a war” vaut largement le détour, et a le mérite de réunir une liste impressionnante d’artistes soul aussi talentueux que Jill Scott, Bilal, Chrisette Michele (cousine de Raheem), Chico DeBarge, Anthony Hamilton, etc. dans un morceau qui dure logiquement plus de 7 minutes haha. Mais je le répète, il vaut le détour ;-) Tout comme “Revelations 2010″ avec Damian Marley en invité engagé ou “Soldier story” apparemment inspiré de l’histoire d’un de ses amis revenu d’Iraq en ayant perdu ses jambes…

Malgré l’équilibre “Love & War” suggéré par le titre,  l’album parle beaucoup plus d’amour que de “guerre”. La plupart des morceaux de l’édition standard sont “romantiques” (faire l’amour, être amoureux, aimer, au choix^^), ceux de l’édition deluxe ne sont pas en reste, à l’image de “Super Hero”, très jolie dédicace à sa maman.

Pour ma part, je me suis attardée sur le séduisant “Mr. Right”, le délicat “My wife”, l’énergique “I don’t care”, le marrant mais addictif  “B.O.B” dans lequel Raheem DeVaughn énumère intelligemment les limites d’un Battery-Operated Boyfriend (j’aime la créativité du morceau d’ailleurs haha). Ou encore le sublissime “Garden of love” qui nous rappelle qu’on peut faire de la soul de haut niveau en 2010, et “Bedroom” dans lequel la voix de Raheem est plus sexy que jamais…

Gros coup de coeur pour “Microphone” que j’écoute en boucle depuis plusieurs jours. Et “Calling me” qui vaut largement un Maxwell à son meilleur. Ou encore “xoxo” qui est moins superficiel que son titre pourrait nous laisser croire.

Bon en clair, “The Love & War MasterPeace” est un très bel album, les morceaux de l’édition deluxe sont bien plus que de simple bonus tracks (ce serait dommage de les zapper). Les (presque) 2h de musique non-stop en compagnie de Raheem DeVaughn passent finalement agréablement vite.

Track listing :

1. Dr. Cornell West Intro/ 2. Bulletproof (feat. Ludacris) / 3. The Greatness (feat. Wale) / 4. I Don’t Care / 5. Black & Blue / 6. Mr. Right / 7. Dr. Cornell West Interlude / 8. Fragile (feat. Malik Yusef) / 9. My Wife / 10. B.O.B. / 11. Bedroom / 12. Microphone / 13. Garden Of Love / 14. Dr. Cornell West P.S.A. / 15. Nobody Wins A War (feat. Jill Scott, Bilal, Anthony Hamilton, Algebra, Chrisette Michele, Shelby Johnson, Ledisi, Citizen Cope, Dwele, Chico DeBarge & Rudy Currence) / 16. Revelations 2010 (feat. Damian Marley)

Deluxe edition bonus tracks :

1. Dr. Cornel West (Intro) / 2. Wing & a Prayer (feat. Bun B) / 3. Dr. Cornel West (Interlude) / 4. Super Hero / 5. Soldier Story / 6. Dr. Cornel West (P.S.A.) / 7. Hopeless Romantic / 8. Lose Control (feat. Phil Adé) / 9. Calling Me / 10. XOXO / 11. Dr. Cornel West (Outro)

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“Soldier of love” de Sade, n°1 la semaine de sa sortie

Posté le 22 February 2010 par Mira

Près de 10 ans après son dernier album, Sade signe son grand retour avec “Soldier of love”, sorti le 8 février et propulsé n°1 des ventes aux USA avec 502.000 copies vendues la semaine de sa sortie !

N°1 du chart Billboard 200, “Soldier of love”  est le 2ème album de Sade à être n°1, après “Promise”, qui a passé deux semaines en tête des charts en 1986. Ce nouvel album succède à “Lovers rock”, sorti en novembre 2000, album qui s’est tout de même vendu à près de 4 millions de copies aux USA à ce jour. (source : Billboard.com)

Il faut dire que le groupe, dont la lead vocal n’est autre que la chanteuse Sade Adu, a sorti 8 albums consécutifs ayant figuré dans le Top 10 du Billboard 200, dont 6 albums studio, 1 “Greatest hits”, et 1 album live.

Mais vu le buzz autour de “Soldier of love” des mois avant sa sortie, et le fait que cela sonne comme un comeback, une telle performance n’est finalement pas si surprenante.

Bon sinon j’ai écouté l’album et, pour une fois, j’ai pris le temps d’écouter un album entier de Sade, sans zapper! :oops: Je vais le laisser mûrir un peu avant d’en faire une chronique (peut-être!). J’attends toujours l’album de Toni Braxton, aucune nouvelle…

Par contre, grosse et agréable surprise : celle de la 3ème place du nouvel album de Jaheim, “Another round”, qui s’est vendu à 112.000 copies la semaine de sa sortie. Une perf” non négligeable pour cet artiste R&B que je décrivais récemment comme underrated… Donc forcément très contente de l’accueil réservé à ce nouvel album. Notons que “Another Round” est le 4ème album de Jaheim à figurer dans le Top 10 du Billboard 200, et suit de près son “Ghetto classics”, n°1 à sa sortie en 2006.

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