
Donell Jones a un nouvel album, “Lyrics”, sorti le 28 septembre. Alors, bon ou bof?
Lorsque la nouvelle vidéo de Donell Jones, “Love like this”, a été dévoilée au début du mois, j’apprenais dans le même temps qu’un nouvel album allait suivre quelques semaines après.
Ma première réaction : “ENFIN!” Il aura fallu attendre 4 ans, après “Journey of a Gemini” (2006), pour revoir D.J. Quatre années en excluant “The lost files”, son album de 2009 pratiquement perdu dans les méandres de l’industrie musicale… (bah oui… non?)
Nous voilà donc en 2010 et, qu’a-t-il à nous proposer dans “Lyrics”, son 6ème opus ?
A en croire le principal intéressé, il s’agit là de son meilleur album. “This album right here is, to me, the best so far,” et il ajoute : “I know a lot of artists say that, but I really feel that way. This is one you can play from beginning to end. I like to give a message in the music and I think that with this particular album, I really went into depth about certain situations we find ourselves in. I named it lyrics because from the very start of my career, that’s what I’ve tried to build on, writing strong lyrics and making sure that whatever I put out there, people can understand.” (désolée je ne retrouve plus le lien). En gros, il dit que, même si beaucoup d’artistes disent souvent que leur plus récent album est leur meilleur opus, lui est convaincu que c’est le cas de “Lyrics”. Il ajoute que le titre “Lyrics” fait référence au fait que, depuis le début de sa carrière, il a toujours essayé d’écrire de bons textes qui parlent aux auditeurs.
Plutôt confiant Donell Jones! surtout que je considère le disque de platine “Where I Wanna Be” (1999) comme son meilleur album, excellent du début à la fin.
Ca commence plutôt mal pour “Lyrics” : j’ai du mal à accrocher à l’intro “rap” au début du 1er morceau “The World Is Yours”, ça donne une ambiance mixtape qui ne va pas du tout à Donell Jones, qui y explique d’ailleurs qu’il est de retour…
Idem pour le 2ème track, “Your Place” avec sa mère qui l’encourage dans l’intro. Bof, je trouve. Heureusement que le fiston de rattrape ensuite avec un bon beat.
On enchaîne ensuite avec “Love like this”, le 1er (et probablement l’unique) single, un bon morceau relaxant avec une vidéo plutôt correcte. On est toutefois loin de l’univers de “Have you seen her” ou “I wanna luv U” de “Where I Wanna Be”. Je sais, j’en demande beaucoup. [edit: "Love like this" est ma chanson préférée de l'album]
Pour en revenir aux intro parlées, Donell Jones remet ça dans les morceaux qui suivent, notamment les 6 derniers. Ca gâche un peu le début des chansons. Donell Jones chante suffisamment bien pour ne pas être obligé de faire du remplissage avec des intro parlées… non?
En parlant d’introduction, le morceau “You Can Burn” nous permet de découvrir une nouvelle artiste du nom de Breeze, que Donell Jones a signé sur son label “Candy Man”. Bof. Là encore, je suis déçue, je trouve la chanteuse vocalement banale et le beat uptempo lassant. En espérant que D.J. déniche d’autres artistes!!
En clair, je suis assez déçue par l’album dans son ensemble parce que j’espérais vraiment que Donell Jones ferait un retour aux sources avec un album à la “Where I Wanna Be” mais version 2010. Mais ce n’est hélas pas le cas. Grosse déception surtout par rapport aux morceaux uptempo. Bof.
J’ai tout de même un gros gros coup de coeur pour le morceau All About The Sex, arrangements soignés, une ambiance slow jam, du R&B bien posé comme il faut. Et des textes qui accrochent : “(we’re the) dark skinned version of Brad and Angelina, but opposite of Ike and Tina” ou encore “it ain’t all about the sex with her”. J’aime
Quant au contenu, les paroles ne reflètent pas le potentiel du mot “Lyrics”. Ce n’est en tout cas pas ce que j’attendais d’un Donell Jones qui affirme pourtant écrire des textes forts (relire plus haut). “Stripclub” n’a rien d’”inspirant” (Yung Joc ne réussit pas à sauver la chanson^^), faire chanter une ancienne petite amie dans “Blackmail” n’a rien de romantique, espionner une femme mariée dans “Back Door” n’a rien de sécurisant. Sans compter l’utilisation superflue d’auto-tune dans ce titre. Re-bof.
Finalement, peu de notes hautes sur lesquelles Donell Jones aurait pu parader, et la même ambiance vocale tout au long de l’album. Sachant qu’il a lui-même produit les morceaux de “Lyrics”, je pense qu’il aurait dû, pour une fois, collaborer avec du sang neuf et des producteurs plus contemporains. Après, il est évident que le son démodé (je veux dire, proposer des sons comme ceux d’il y a une dizaine d’années) n’est pas mauvais en soi, à condition qu’il soit vraiment fidèle à l’ambiance d’antan (et sur ce coup, seul All About The Sex est réussi)
Bref, déception. Je comptais sur Donell Jones pour tenir jusqu’à la fin de l’année. “Lyrics” aura au moins réussi à me rappeler à quel point “Where I Wanna Be” était génial. J’avoue avoir, sans le vouloir, écouté D.J. version 2010 en pensant à D.J. version 1999. C’est ce qui explique en grande partie ma déception.
Track listing :
01/ The world is yours
02/ Your place
03/ Love like this
04/ Imagine that
05/ Back door
06/ Blackmail
07/ All about the sex
08/ Stripclub (featuring Yung Joc)
09/ What’s next (featuring Inessa)
10/ You can burn
11/ The finer things in life
12/ Just a little
13/ Oh how I wonder










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